La Cabane de Subera et le Pic de Rase Cournard les 29 & 30 octobre 2016

Isoterme 0°c annoncé à 4000m, météo radieuse, il n’était pas question que nous restions à la maison en ce début de week-end de la Toussaint. Hélène réclamait une cabane, bonne idée ! Nous partons pour 2 jours dans le massif du Mont Valier et notre point de chute sera la Cabane de Subera et au moment de partir, nous hésitons encore entre monter jusqu’à l’épave de l’avion de la RAF qui s’est écrasé à la fin de la 2nde guerre mondiale ou faire un sommet au-dessus de la cabane.

Il est environ 16h lorsque nous quittons le Col de la Core.

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Pour rejoindre le chemin de la liberté, il nous faut descendre pendant 5 minutes le long de la route.

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Dès notre entrée dans le bois, bien qu’à l’ombre, c’est un festival de couleurs qui commence.

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Quelques girolles et pieds de mouton font leur apparition …

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La traversée du Bois de l’Aube se poursuit jusqu’au bout du premier repli de la montagne avant de basculer un petit peu au soleil vers la Cabane du Luzurs.

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Enfin nous arrivons à la première des trois cabanes de notre périple, la Cabane du Luzurs.

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Nous sommes toujours à l’ombre et vu l’heure qu’il est et notre exposition, nous ne que très peu le soleil d’ici la fin de la journée. Juste au-dessus de la cabane, nous ramassons quelques noisettes pour ce soir.

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Nous reprenons notre chemin pour la Cabane de Cazabède qui n’est qu’à 1/2h d’ici.

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Avant de basculer dans le creux de la montagne qui abrite la cabane, nous jetons un œil sur ce qui sera probablement l’un des sommets que nous gravirons demain : Le Tuc de Rase Cournard ou le Pic de Lasirouge.

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Nous poursuivons le chemin qui monte doucement vers la Cabane.

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Sur l’autre versant, nous voyons le Col du Soularil par lequel nous devons passer pour rejoindre notre cabane. La Cabane de Cazabede est en ligne de mire.

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Nous arrivons à la Cabane de Cazabède qui est complètement fermée.

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On a beau être à l’ombre, il ne fait pas du tout froid. C’est un régal de se balader dans ces conditions. Pour le moment, nous n’avons croisé personne et nous espérons être seuls dans la cabane ce soir. Nous poursuivons jusqu’au Col de Soularil. Il nous reste une bonne heure de marche.

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Derrière le col, il y un quelques chevaux en pâture mais on ne s’attarde pas car j’aimerais couper du bois de jour.

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Nous voici arrivés et nous avons la cabane pour nous tout seul. Il fait très bon, il n’y a pas de vent. La cabane est équipées de matelas, d’une scie et d’une hache.

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Je pars donc couper du bois pendant qu’Hélène monte à la source pour ramener de l’eau. Pendant ce temps là la nuit tombe doucement.

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La soirée s’annonce superbe, la nuit est sèche, la cheminée tire bien et le petit feu qui prend forme nous réchauffe plus que de besoin.

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Allumage

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Florian nous a préparé une fricassée de noisette et de champignons de la vallée

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Il faut débiter le bois mort coupé dans la forêt et descendu des éboulis au-dessus de la cabane. De toutes les façons, vu la température, nous n’en aurons pas besoin de beaucoup ce soir.

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Florian se met en action pour faire revenir sa préparation pendant que les Cigalines grillent sur le feu.

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Pour nous faire patienter, on se fait une petite soupe avec quelques croûtons. Après manger, nous sortons observer le ciel comme nous aimons à le faire. La voie lactée est superbe et nous n’hésitons pas à nous allonger dans l’herbe quelques minutes pour se délecter de cette vue. Avant d’aller se coucher, nous jouons un peu aux cartes, l’occasion pour Floflo de nous apprendre quelques jeux que nous ne connaissions pas ou peu.

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La nuit aura été bonne. Juste une bûche qui a un peu roulé et qui nous a enfumé sur le coup de 3h du matin. Hélène l’a sentie en premier … moi je dois avoir l’habitude de me faire enfumer dans les cabanes et ça ne m’a pas tant dérangé que ça .. Florian lui n’a pas bougé une oreille et a dormi … comme une bûche.


Au réveil, nous avançons nos montre d’une heure et il est donc 7h30 lorsqu’on émerge. On aura raté le lever de soleil. Pas grave.

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Petit déjeuner avec croissant et chocolatines achetées la veille, jus d’oranges bio, … la classe ! Nous attendons un peu que le soleil se lève. Moi je pars encore couper du bois et Hélène retourne chercher de l’eau à la source.

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Nous nous décidons finalement pour le sommet plus que pour les débris de l’avion où nous étions monté en 2008 lorsque nous avions fait la grande boucle.

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Pour le début de la balade, ça ne change pas grand chose. Nous quittons donc la cabane en direction du Col de Craberous.

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Le chemin commence à arriver au soleil au niveau des pâturages « Les Clots » et la vue sur le massif est superbe.

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Il fait très bon et assez curieusement, il y a du givre par endroit. Ça doit surement venir de coin qui ne voient plus le soleil depuis un moment.

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Maintenant que la lumière du soleil envahie quasiment toute la montagne, les couleurs sont superbes.

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Nous quittons le chemin de la liberté pour monter vers le Pic des Clots. Quelques izards pointent le bout de leur nez mais de manière trop rapide pour être pris en photo.

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Ça y est, nous sommes complètement au soleil maintenant. Nous surplombons la vallée d’Estours que nous avions parcouru avec les enfants il y a quelques années. Les vautours nous volent au-dessus de la tête. Au loin, nous pouvons voir le pic des 3 Seigneurs et le Pic de la Journalade où j’étais la semaine passée.

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Hélène et Florian me rejoignent. Nous voyons d’ici le cheminement qui va nous amener au sommet du jour. De là ça ne parait pas si dur que ça et pourtant …

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Il n’y a personne. Nous profitons du calme et de la vue. Il n’y a pas de vent et la température est idéale. C’est une journée de rêve.

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Nous avançons un peu sur la crête pour rejoindre le Pic des Clots.

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Et c’est là que je me retrouve seul pour monter au sommet du Tuc de Rase Cournard. Bien nous en a pris car la montée est vraiment très raide et sans chemin. L’herbe est sèche mais je n’ose imaginer ce que ça doit donner avec une herbe un peu humide. La montée fait 200 bons mètres mais la récompense est là une fois arrivé au sommet.

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On commence à y deviner le sommet du Valier.

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La vue tout autour est déjà superbe. Du Col de Pause, au Pic de Fonta. Plus loin on y voit le Montcalm et l’Estats.

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Mais pour profiter de la vue sur le Valier, il faut continuer sur la crête et le mieux serait même de monter au sommet du Pic de Lasirouge, à peine 100m au-dessus mais le temps va me manquer car n’oublions pas que nous devons aller chercher notre stagiaire vétérinaire à l’aéroport avec sa mamie. Mais déjà d’ici, c’est un régal pour les yeux et ce ne sont pas la vautours qui viennent chercher les courant d’air qui vont nuire au spectacle, tout au contraire.

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Le Valier, le Lasirouge et la Pic de Cries

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Le Col de Pause

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Le pic de Montcalm et La Pic d’Estats

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Le Valier survolé par un vautour

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Le Tuc de Lézome

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La Cabane d’Aula

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Le Mont Valier et son glacier d’Arcouzan

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Le Pic de Lasirouge

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Le chemin de la Liberté en contrebas

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Le Col de Craberous

J’ai du mal à me dire qu’il faut redescendre. Je fait quelques clichés des chardons qui m’entourent et je retourne retrouver Hélène et Florian qui font une bonne sieste au soleil.

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Le temps file et nous devons descendre à la Cabane pour manger et refaire les sacs. Nous coupons dans le pentu à la verticale du Pic des Clots pour rejoindre le Chemin de la Liberté.

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Là aussi la pente est raide mais bien moins que pour monter au sommet. Nous retournons dans l’ombre et là aussi le sol est bien recouvert de givre … il fait pourtant si bon.

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Nous prenons alors le chemin de la Liberté à l’envers pour rentrer à la Cabane.

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Finalement, nous ne sommes pas sûr que la cabane ait vu le soleil de la journée. Nous mangeons et rangeons la cabane puis nous reprenons notre chemin pour le col de la Core. Nous n’avons pour le moment rencontré personne depuis notre départ du col. Ça n’est qu’en quittant la cabane que nous croisons un couple qui fait le tour … de tour de quoi ? On n’en sait rien. Ce qu’on sait c’est qu’ils ont intérêt à le faire vite car il est tard.

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Avant de remonter au col de Soularil, nous croisons les chevaux que nous n’avions qu’aperçu la veille.

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Ça n’est qu’au col que nous croiserons 2 personnes de plus en train de prendre le soleil. Finalement, nous croiserons plusieurs familles sympathiques (14 personnes) qui ont décidé de passer la nuit dans la Cabane de Subera, notre cabane d’un soir. On a eu chaud (bien que ces gens semblaient très sympathiques).

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Il est près de 17h lorsque nous arrivons au col et nous ne traînons pas. Nous avons passé  un super moment loin de tout dans ces belles montagnes. L’automne est encore une fois sublime dans nos montagnes et la transition avec l’hiver se fait doucement … tout doucement.

 

 

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