Le Tour du Cirque de Gavarnie et Mont Perdu du 8 au 10 juillet 2009

Séquence souvenir pour ce qui est de cette belle randonnée de 3 jours que nous avons fait avec Hélène en début d’été 2009.  3 jours qui nous aurons vu passer une nuit à Tuquerouye, faire l’ascension du Mont Perdu (le premier pour Hélène) et faire plusieurs 3000 au-dessus du cirque de Gavarnie avant de plonger sur la Brèche de Roland et les Échelles des Sarradets pour rejoindre le village de Gavarnie.

C’est sous un soleil éclatant que nous quittons Gavarnie en milieu de matinée. Nous sommes bien chargés pour 3 jours de bivouac. Pour cette première journée nous nous fixons l’objectif de dormir derrière la brèche de Tuquerouye. Nous pensons que le petit refuge de Tuquerouye sera bien rempli.

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La météo est superbe mais les nuages commencent déjà à bourgeonner sur les sommets. Il reste encore un peu de neige dans le couloir des Astazou.

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Nous entamons la montée au refuge des Espuguettes et nous quittons l’affluence toujours aussi importante sur le chemin du fond du cirque.

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Bien que chargés, nous arrivons assez vite au niveau de l’estive de Pailla. J’aime beaucoup cet endroit où au fur et à mesure que nous montons au refuge, le Cirque de Gavarnie et sa Brèche de Roland commencent à faire leur apparition.

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Arrivés au refuge, nous faisons une petite pause mais nous préférons continuer jusqu’à la Hourquette d’Alans pour manger.

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Autant il faisait chaud en bas, autant à la Hourquette, il y a un peu de vent et des nuages, du coup, il fait un peu froid.

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Du coup, nous mangeons assez rapidement car mine de rien, nous avons encore la Brèche de Tuquerouye à sortir. Nous commençons donc notre descente de la Hourquette pour très vite emprunter le sentier balcon qui permet de rejoindre le chemin du Port de Pineta.

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Nous trouvons toujours de jolis fossiles sur cette montagne calcaire …

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C’est dans le brouillard que nous arrivons au pied de la borne de Tuquerouye. Le côté positif c’est qu’Hélène ne voit pas très bien ce qui l’attend :-).

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Mais pendant notre ascension, le ciel se dégage … nous n’avons croisé personne de puis la Hourquette d’Alans. On se laisse espérer que le refuge ne sera pas si bondé que ça …

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La mer de nuage est en train de se constituer dans notre dos, côté français mais face à nous, la brèche de Tuquerouye est bien dégagée. Tant mieux car c’est plus souvent l’inverse qui arrive.

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Enfin nous arrivons au sommet de la brèche, si étroite, et c’est toujours un moment magique lorsque le Mont Perdu se dresse face à nous. Je ne m’en lasserai jamais et ce jour là il était particulièrement beau.

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La lac est encore bien gelé. Comme à chaque fois, je vais grimper sur une petite vire où des Edelweiss ont élu domicile.

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Pendant ce temps, Hélène va chercher de l’eau dans le lac glacé.

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Il n’y a qu’une personne au refuge, un espagnol fort sympatrique et du coup la soirée s’approchant, nous décidons de dormir au refuge avec lui. Du coup, nous profitons du calme et de la vue pour nous reposer de cette première grosse journée.

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Nous nous couchons vers 21h car nous nous lèverons tôt le lendemain matin pour faire le Mont Perdu. Jamais je n’avais encore pu dormir dans le refuge dans de telle condition mais je dis à Hélène que nous ne sommes pas à l’abri d’avoir 10 personnes qui arrivent pour briser cette tranquillité. 1/4 d’heure après ça n’est pas 10 personnes mais 11 qui arrivent. 11 espagnols qui arrivent de Pineta, bruyants, sans gêne (vous mettent la frontale dans les yeux, parlent fort alors que nous sommes en trains de dormir, fument, …) Il ne va rien leur manquer à 4h quand on va se réveiller.


Ça n’est donc pas avec une grande discrétion que je réveille Hélène et que nous prenons notre petit déjeuner. Nous attendons les premières lueurs du jour pour mettre le nez dehors … il fait froid.

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Nous descendons donc de la brèche lorsque le soleil commence à dépasser des crêtes de la vallée d’Estaubé.

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Nous contournons le lac au plus bas pour remplir nos gourdes tout en faisant attention de ne pas traverser la glace.

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La Brèche de Tuquerouye, toujours impressionnante côté espagnol

Ce dont on ne se rend pas trop compte lorsqu’on le voit depuis Tuquerouye, c’est que d’une part le Balcon de Pineta est très grand et d’autre part il descend pas mal jusqu’au torrent.

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Maintenant il nous reste « plus » qu’à remonter jusqu’au pied de la cheminée. Je suis monté plein de fois sur le Mont Perdu et dans toutes les conditions de neige et à chaque fois la bonne cheminée n’est jamais la même. Cependant il y en a une plus usuelle que les autres et ce jour là c’est bien celle-ci que nous avons emprunté.

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Au pied de la cheminée

Hélène stress un peu de ce qui l’attend mais elle s’en sort superbement et admet que finalement ça n’est pas aussi dure que ce qu’elle imaginait.

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A la sortie de la cheminée, la vue commence déjà à être sympa … J’adore.

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Il nous reste du chemin pour monter au Col du Cylindre.

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Lorsqu’il n’est pas en neige, et c’est souvent le cas même en hiver, le passage du Col du Cylindre est rendu pénible par le fait que c’est un éboulis de tout petits cailloux dans lequel nous avons parfois l’impression de faire un pas pour rien. A cela s’ajoute le fait que ce soit assez raide et sur la fin un peu exposé car nous surplombons une barre rocheuse mais avec de la prudence et … de la patience, ça se passe toujours très bien.

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Du Col du Cylindre nous découvrons le Canyon d’Ordessa. Malheureusement, le temps est assez couvert.

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Pour rejoindre le petit lac glacé au bord duquel j’avais dormi en 2004, il faut passer une petite vire en contrebas du col et trouver un passage dans une petite cheminée quasiment au pied du Cylindre qui nous descend jusqu’au névé.

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Le couloir de 300m qui conduit au sommet

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Nous posons nos sacs au bord du lac et entamons la montée du couloir … ça ne se découvre toujours pas.

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C’est donc dans un beau brouillard que nous arrivons au sommet. Il y fait bien froid. 2 autre personnes y sont également, elles viennent du refuge de Goriz. L’un d’entre eux accepte de  nous prendre en photo.

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Parfois les nuages se crèvent et laissent apparaître la vue mais ça n’a rien à voir avec ce qu’on a pu voir en 2014 lorsque nous y sommes remonté avec FX par exemple. Dommage !

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Quelques images d’août 2014 …

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Il fait froid et nous envisageons quand même de continuer notre route au sommet du Cylindre alors nous descendons, tant pis pour la vue.

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Arrivés au lac glacé, on prend quelques minutes avant de se recharger et surtout pour réfléchir. Hélène a fait son Mont Perdu mais comme si elle décompressait, elle a un peu de fatigue et ne se sent pas d’enchaîner le Cylindre et son grand frère le Marboré. Nous sommes là pour nous faire plaisir donc on ne va pas insister et nous faisons le choix de descendre côté Goriz pour contourner le montagne du Marboré.

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A quelques encablures du Col de la Cascade, une belle aire de bivouac s’offre à nous. D’un côté nous avons le Mont Perdu qui commence à se dégager, de l’autre le Marboré et ses roches qui passent du gris à l’ocre et derrière nous, c’est une partie des Canyon d’Ordessa et d’Aniscle. Il y a pire comme endroit.

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Définitivement le beau temps s’installe et nous montons la tente et profitons de cet endroit.

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En fin de journée, ce sont quelques izards que nous observons en dessous de notre bivouac. Je monte chercher un peu d’eau qui coule des parois du Cylindre. Je la préfère à la neige qui stagne maintenant depuis plusieurs semaines voir plusieurs mois. Cette fois-ci nous sommes complètement seuls ce qui tranche avec notre nuit précédente.


Nous nous levons en fin de nuit, complètement à l’ombre mais avec un bel horizon. Une très belle mer de nuages s’est constituée au-delà des canyons.

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Les izards sont revenus plus nombreux … nous n’avons pas envie de quitter un endroit pareil mais nous savons que ce qui nous attend aujourd’hui va nous combler aussi.

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Alors nous prenons un petit-déjeuner tranquillement, nous plions la tente et reprenons notre chemin. Il nous tarde que le soleil vienne nous réchauffer.

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Le Col de la Cascade tel un angle droit

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Lorsque nous arrivons au Col de la Cascade, c’est le début du spectacle. Nous surplombons le Cirque de Gavarnie et sa grande cascade. Une mer de nuages s’est aussi constituée côté français mais elle laisse apparaître le village de Gavarnie 1500m plus bas.

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Le Col des Sarradets et son refuge

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Nous poursuivons notre chemin le long de la crête frontière avec le Mont Perdu dans notre dos. Quelle ambiance !

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Le haut de la grande cascade de Gavarnie

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La vue se dégage de par et d’autre et c’est grandiose. Nous prenons la direction de la Tour du Marboré

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L’ascension est simplissime et la vue toujours aussi belle. Maintenant nous voyons le Taillon et le Gabiétou.

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Le refuge des Espuguettes et l’Arête NO du Petit Astazou

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Le Marboré, le Cylindre du Marboré et le Mont Perdu

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De la Tour, nous avons 2 options pour continuer notre cheminement: soit nous faisons demi-tour pour contourner le sommet par le dessous, soit nous prenons un passage assez engagé qui continue en direction du Casque du Marboré. C’est cette option que nous avons choisi.

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Le passage assez raide permettant de rejoindre le Casque du Marboré

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Le Casque du Marboré et le Taillon derrière lui

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Si lors de ces 3 jours j’ai fait une connerie, c’est bien là en l’encordant pas Hélène. La neige était très dure sur le haut et la pente vraiment très raide. J’aurais du l’assurer par le haut. Une fois engagé, plus possible de faire de manips de corde, à la limite ça aurait été encore plus imprudent. Donc je la parais en dessous en cas de glissade … moyen et à ne pas faire. Bon en fait tout s’est très bien passé au final mais ça n’est pas une raison … On apprend de ses erreurs …

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Une fois cette difficulté passée, nous nous arrêtons dans un petit carré d’herbe au pied du Casque du Marboré, ça fait bien 2 jours qu’on n’en a pas vu. On grignote une barre, on pose les sacs et nous montons au sommet.

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La vue y est encore plus belle que depuis le sommet de la Tour. Quel massif !!! Nous sommes toujours seul et nous profitons de ces instants avant de descendre vers la Brèche de Roland où l’affluence sera tout autre.

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Le Taillon

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Au fond le Mont Perdu, puis le Casque et le Marboré et au premier plan la Tour qui a une autre allure de ce côté là.

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Mine de rien, il nous reste du chemin avant d’arriver à notre voiture car c’est notre dernier jour malheureusement. Donc nous redescendons récupérer nos sacs  et prenons le chemin du Pas des Izards.

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Le Pas des Izards n’est pas très compliqué à passer … normalement. Il y a une chaîne pour le sécurisé. C’est vrai que c’est très raide et qu’il ne faut pas se louper mais ça n’est franchement pas dure … plutôt impressionnant. Ce qui est dur à gérer ce sont les gens qui font n’importe quoi et qui n’ont rien à faire ici. Des gens qui pensent qu’en passant au-dessus c’est plus facile et qui vous font tomber des cailloux dessus sans même vous prévenir, des gens qui ne devraient pas aller plus loin que la Brèche de Roland. Nous avons eu ce type de personnes qui ont rendu l’exercice très compliqué et finalement stressant.Dire qu’en hiver, il se passe en neige en quasi solitaire …

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Ce passage passé, nous remontons vers la Brèche de Roland pour y faire une halte déjeuner et comme toujours, jouer avec les choucas.

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Maintenant, il ne nous reste plus qu’à descendre … :-).

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Au refuge de la Brèche de Roland, nous hésitons par passer par le Col des Sarradets et la Cabane du Soldat ou par les échelles de Sarradets. Nous optons pour les échelles que nous ne connaissons pas.

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Pour rejoindre le passage, il faut descendre dans un couloir herbeux assez raide mais sans difficulté. On comprend bien quand même pourquoi il ne faut pas passer ici en hiver.

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Le passage devient raide et la vue plongeante sur le cirque et sa cascade nous scotche.

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Enfin nous arrivons sur la vire qui fait la réputation des Echelles des Sarradets. Avec le sac lourd et la fatigue de 3 jours de montagne bien remplis, il nous faut faire bien attention. La roche est pourrie et la vire un peu déversante. Il est plus recommandable de monter par ici que d’y descendre je pense.

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La vire étroite et déversante qui descend au fond du Cirque de Gavarnie

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Enfin nous retrouvons le sol des vaches. Le Cirque est complètement dans l’ombre mais le coup d’œil vaut une fois de plus le détour.

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Voilà donc notre périple de 3 jours merveilleux qui s’achève par le chemin classique qui ramène au village de Gavarnie. Dans notre dos, nous avons à peu de choses près tout le trajet de notre journée.

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Cette randonnée est sûrement l’une des plus belles des Pyrénées. Elle n’est pas à la portée de tout le monde mais le cadre et proprement hallucinant tout du long.

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