Le Néouvielle by night la nuit du 13 au 14 juin 2014

Que faire un week-end après s’être fait opéré du genou … on regarde d’anciennes photos et on se rappelle. On se rappelle de la dernière fois où je suis parti faire le Néouvielle tel qu’on l’a évoqué lors de nos 4 jours passés dans le massif il y a 2 semaines. Au départ, on devait le faire à deux et Christian a eu un empêchement alors je suis parti seul. Il faut dire que je ne partais pas en terrain inconnu car  en 20 ans, j’ai souvent eu l’occasion et le plaisir d’y grimper. Le vendredi soir, je passe donc à la maison pour prendre mes affaires après le boulot et je file sur Saint Lary … sous un bel orage. J’hésite même à monter au parking d’Aumar … Au final je le tente et lorsque j’arrive à Aumar, je suis au dessus des nuages et donc de l’orage, le tout sous une très belle lune.

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Il est presque minuit lorsque je m’assoupi sur la banquette arrière afin de dormir un peu. Mon but est d’arriver au lever du soleil au sommet. Dans la semaine, j’ai pris contact avec une personne qui y est monté la semaine passée et qui m’a déconseillé de prendre les skis … Ce sera mon grand regret.

Je décolle donc sur les coups de 2h du matin. Ce que je ne sais pas encore c’est que le barrage est en travaux et qu’on ne peut pas passer dessus mais dessous. De nuit avec une lune qui a filé derrière les montagne, je n’arrive pas à trouver un passage permettant de traverser le torrent et en juin, il est assez violent le bestiaux. Après de trop longue minutes à cherche un passage, je finis par en trouver un. Ce sont les minutes qui me manqueront pour arriver avant le lever de soleil au sommet mais ça n’est pas grave. Lorsque j’arrive au pied de la crête de Barris d’Aubert, je commence à voir les première lueurs du jour.

20140614051210-DSC08261Au fur et à mesure que je traverse le glacier en direction de la brèche Chausenque, le ciel s’allume. Qui n’a jamais assisté à ce spectacle … a vraiment loupé quelque chose. En montagne il n’y a pas de pollution lumineuse provenant des villes. Les nuits sont étoilées et les lever de soleil pur.

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En plus, ce matin c’est mer de nuages ! Je commence à remonter l’ancien glacier avec le spectacle dans mon dos. A ce moment là je ne désespère pas d’arriver au sommet avant le lever du soleil.

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Et c’est là que ça va se compliqué. Je marche dans la neige depuis quasiment le début et elle est très molle au point que je m’enfonce parfois jusqu’au genou et ceci de plus en plus au fur et à mesure que je monte et que la pente devient raide. J’avoue maudire un peu la personne qui m’a conseillé de ne pas prendre mes skis … J’ai même failli faire demi-tour.

Je rentre alors dans le dur et je comprends que c’est mort pour faire le lever de soleil depuis le sommet. Je ne suis pas loin mais la progression est lente. Alors je me retourne souvent histoire de ne rien loupé. Finalement maintenant je ne suis plus pressé.

Maintenant que le soleil est sorti, je continue « tranquillement ». Je ne suis pas loin de l’arête et je m’enfonce toujours autant, même en utilisant une trace laissée par un de mes prédécesseur.

Je finis par basculer sur l’arête bien saine qui monte au sommet et là aussi c’est un régal pour les yeux. La vue est superbe sur le Pic Long, le Monte Perdu, le Massif de Gavarnie et sa Brèche de Roland, le Vignemale et tout ça surplombé par une belle lune qui m’avait abandonnée depuis le début de mon ascension.

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Enfin j’arrive au sommet. Pas de vent, beau soleil, seul ! Ca ne donne pas envie de descendre mais je commence quand même à sentir un peu la fatigue alors j’évite de m’assoupir et je profite de la vue.

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Lorsque j’attaque la descente, je ne vois toujours pas l’ombre d’une personne en train de monter. J’y vais tranquilou car la fatigue aidant … et la neige n’a pas durcie miraculeusement entre temps.

Lorsque je passe au pied de la Brèche Chausenque, je ne peux m’empêcher de penser à notre escalade du Campanal avec FX et JB à l’automne 2007 dans des condition … très montagne :-).

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Une autre époque … mais je ne désespère pas d’y revenir. Maintenant que je me rapproche de l’épaule qui me permet de basculer vers le barrage d’Aumar, je commence à voir les premiers skieurs (comme quoi) mais entre temps, la mer de nuages est montée et le ciel se gâte comme la météo l’avait prévu. J’ai donc bien profité de la fenêtre annoncée et c’est tant mieux … dommage pour les lèves tard.

Au passage je peux bien voir les travaux du Lac d’Aumar qui m’ont bien embêté cette nuit mais cette fois je brave les interdits et je passe sur le barrage … comme tout le monde en fait …

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Bilan de la nuit, un peu de souffrance mais un beau spectacle et surtout la prochaine fois je me fie à mon instinct et je prendrai mes skis 🙂 !

 

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